Michel Pandocchi : entre technique et terrain, remettre du conseil au cœur du bâtiment
Dans le bâtiment, il y a ceux qui exécutent. Et il y a ceux qui comprennent.
Michel Pandocchi fait clairement partie de la deuxième catégorie. Quand il parle de peinture, il ne parle pas seulement de couleur ou de produit. Il parle d’usage, de contraintes, de chantier, de clients qui hésitent… et surtout de décisions à prendre.
Parce qu’au fond, son métier n’est pas simplement de vendre de la peinture. C’est d’aider les gens à faire les bons choix.
Et ça, c’est beaucoup plus rare qu’on ne le pense.
Un parcours construit sur le terrain
Chez Michel, rien n’est théorique. Son parcours commence bien avant la création de son entreprise.
« J’ai baigné dedans depuis mon enfance. »
Un grand-père menuisier, un père plaquiste, des chantiers en toile de fond… Le décor est posé très tôt. Mais il ne s’arrête pas là.
Pendant plus de quinze ans, il explore différents angles du métier. Il passe par l’application, mais aussi par le négoce, avec plus de dix ans dans la revente de produits liés à la peinture et aux sols. Une double casquette qui va devenir sa vraie force.
Parce qu’il ne connaît pas seulement les produits. Il sait aussi comment ils se comportent, comment ils s’utilisent, et surtout dans quelles situations ils posent problème.
Et ça, ça change tout.
Altitude Peinture : un modèle à part
Quand il lance Altitude Peinture, Michel ne cherche pas à reproduire ce qui existe déjà. Il construit un modèle qui lui ressemble, et qui répond à ce qu’il a observé pendant des années.
Pas de magasin classique au départ. Pas de rayons remplis de références.
À la place, un fonctionnement plus agile. Un dépôt, une machine à teinter capable de produire jusqu’à 100 000 nuances, et surtout une logique de flux plutôt que de stock.
« On n’a aucune teinte en stock, on n’a que des blancs, des neutres. »
Ce choix n’est pas anodin. Il permet d’éviter l’accumulation inutile, mais surtout de répondre précisément à chaque demande. Chaque projet devient presque unique, même dans un univers où tout pourrait être standardisé.
Aller vers le client, plutôt que l’attendre
Là où beaucoup d’acteurs du secteur attendent le client en magasin, Michel fait l’inverse.
Il va sur les chantiers. Il livre directement. Il conseille sur place.
Cette proximité change la relation.
Avec les professionnels, il devient un partenaire. Quelqu’un qui comprend leurs contraintes, leurs délais, leurs exigences. Quelqu’un qui peut faire gagner du temps, éviter des erreurs, fluidifier un chantier.
Avec les particuliers, le rôle est différent, mais tout aussi important. Il devient un guide.
Parce que choisir une couleur, sur le papier, ça semble simple. Dans la réalité, c’est souvent une source de doute. Et une mauvaise décision se voit… tous les jours, pendant des années.
Le vrai problème : personne n’explique vraiment
Ce que Michel pointe du doigt, sans le dire frontalement, c’est un manque assez généralisé dans son secteur : l’absence de conseil.
Dans les grandes enseignes, le choix est large, mais l’accompagnement est souvent limité. Du côté des professionnels, la maîtrise technique est là, mais la partie “conseil client” est parfois moins développée.
Alors il se positionne entre les deux.
Avec une idée simple : proposer à la fois de la qualité produit et de la pédagogie.
C’est dans cette logique qu’il met en place des formations pour les peintres.
« Ils connaissent leur métier… mais face à un client qui ne sait pas quelle couleur mettre, ils ne sont pas très bons. »
Plutôt que de subir cette situation, il décide de la corriger. Il leur apprend à parler couleur, à accompagner leurs clients, à mieux vendre aussi, forcément.
Parce qu’un bon produit, mal expliqué, reste un mauvais choix.
Travailler en réseau, naturellement
Michel ne travaille pas seul, même s’il est seul dans sa structure aujourd’hui.
Il construit autour de lui un réseau de partenaires. Des architectes d’intérieur, notamment, avec qui il peut proposer une approche plus globale.
Dans certains projets, chacun intervient à son niveau : conseil déco, choix des teintes, fourniture des produits. Et pour le client, tout devient plus fluide.
Ce fonctionnement dit quelque chose d’important : il ne cherche pas à tout faire. Il cherche à bien faire, et à s’entourer quand c’est nécessaire.
Une posture simple, mais souvent sous-estimée.
Une vision claire, sans précipitation
Quand il parle de l’avenir, Michel ne déroule pas un plan de développement à cinq ans rempli de concepts.
Il parle d’un magasin.
Un vrai. Avec une vitrine. Un lieu où l’on peut accueillir, montrer, expliquer.
Pas pour revenir en arrière, mais pour compléter ce qu’il a déjà construit. Ajouter une dimension physique à une activité aujourd’hui très mobile.
Le digital, il y pense. Il sait que ça existe, que ça peut servir. Mais il reste lucide.
Développer des outils complexes demande des moyens importants. Et surtout, ce n’est pas là que se joue aujourd’hui sa valeur.
Lui préfère avancer étape par étape. Consolider. Structurer. Et garder ce qui fait sa différence : le terrain, le conseil, la relation.
Remettre du bon sens dans un métier technique
Le parcours de Michel Pandocchi ne raconte pas une révolution. Il raconte quelque chose de plus discret, mais peut-être plus utile.
Remettre du bon sens dans un métier technique.
Ne pas opposer produit et conseil. Ne pas choisir entre professionnel et particulier. Ne pas se cacher derrière une gamme ou une marque.
Mais être là, concrètement, au bon moment, avec la bonne réponse.
Et dans un secteur où beaucoup de décisions se prennent un peu vite, ce rôle-là devient précieux.
Activité : Altitude Peinture
Positionnement : Conseil peinture, accompagnement chantier et pédagogie produit