À Pau, parler de collectif avec une image de rugby, ça vient assez naturellement. Kiwi a simplement trouvé les collègues un peu plus costauds que prévu.

Mais derrière le clin d’œil, il y a quelque chose auquel je tiens beaucoup : dans un club d’affaires, on vient chercher du travail, bien sûr. On peut aussi y trouver une équipe. Et pour moi, ça compte énormément.

Sortir de son quotidien, ça se décide aussi

Pour moi, c’est extrêmement simple de rester caché derrière mon écran. J’ai toujours quelque chose à faire : un contenu à préparer, un projet à avancer, un site à améliorer. Et toujours une bonne raison de me dire que je rencontrerai du monde une autre fois.

Mais je sais aussi que le contact avec « d’autres humains » me fait avancer (il n’y a heureusement pas que les IA et les réseaux sociaux dans la vie). Sortir de mon quotidien, entendre ce qui se passe ailleurs, discuter avec quelqu’un qui ne voit pas les choses comme moi… Ce temps-là a une vraie utilité, même si je ne rentre pas avec un devis à faire.

Un rendez-vous régulier avec un groupe, c’est aussi une façon de faire une place à ces rencontres dans son agenda. Parce que sinon, honnêtement, il y aura toujours quelque chose à terminer avant de sortir.

Cinq minutes au café peuvent déjà changer quelque chose

Quand je repense aux groupes d’affaires dans lesquels j’ai évolué, je pense aux recommandations et aux projets qui ont démarré. Mais je pense aussi à des discussions beaucoup plus simples.

On prend un café, on parle d’un sujet qui nous préoccupe. Et parfois, la personne en face ne nous donne même pas de conseil. Elle nous écoute, tout simplement. Mais une vraie écoute, attentive, ça fait déjà du bien.

Le fait d’expliquer à quelqu’un ce qu’on a en tête nous oblige à mettre des mots dessus. Un projet un peu flou, une difficulté qui prend beaucoup de place… En essayant de le raconter, on commence parfois à mieux le comprendre soi-même. On formule, on précise. Et on y voit déjà un peu plus clair.

Évidemment, il peut aussi y avoir un conseil, une question ou un autre point de vue. Ces petits échanges peuvent valoir autant qu’une belle recommandation : ils nous aident à débloquer quelque chose ou à nous rendre compte que le problème n’était finalement pas aussi compliqué qu’on le pensait.

Des métiers différents, ça ouvre les perspectives

C’est une des choses que j’aime dans un club d’affaires : réunir autour d’une même table des gens qui ne font pas le même métier.

On n’a pas tous les mêmes clients, les mêmes habitudes ou les mêmes façons de réfléchir. Et pourtant, on retrouve des préoccupations communes : se faire connaître, organiser son travail, trouver les bons interlocuteurs, prendre une décision.

Et on n’a même pas toujours besoin d’être au centre de la discussion. J’écoute deux personnes échanger, l’une donne un conseil à l’autre, et je me dis : tiens, ça pourrait aussi m’aider dans mon projet. La situation n’est pas exactement la même, mais ça ouvre une piste, ça m’amène à regarder autrement ce que je suis en train de vivre.

Les réseaux professionnels apportent déjà beaucoup de ces occasions d’échanger. Avec Kilink, j’ai envie de faire vivre un groupe dans la durée, avec cette diversité de métiers et le temps de vraiment apprendre à se connaître.

Se retrouver régulièrement, ça crée autre chose

Une première rencontre permet de mettre un visage sur un nom. Quand on se revoit, on commence à comprendre le métier. Puis on découvre les projets, les difficultés, la façon de travailler.

Petit à petit, les échanges changent. On peut se poser des questions plus précises, se donner un avis, parfois se challenger un peu. Et penser à l’autre au détour d’une conversation.

Ça demande de l’implication et un cadre qui permette à chacun de parler et d’être écouté. Mais ça doit aussi rester agréable. On peut venir travailler sérieusement sans faire une tête d’enterrement.

Le moment où je n’ai plus besoin de parler

J’aime animer. C’est une vraie source de plaisir dans mon travail.

Mais un des moments que je préfère, c’est justement celui où je ne dis plus rien. Deux personnes échangent, l’une propose une piste, l’autre rebondit. Elles s’entraident, elles avancent. Et je vois que les conditions sont réunies pour que ça se passe.

C’est aussi ce que j’ai envie de retrouver avec Kilink. Je travaille déjà en équipe, à l’agence Ouverture, à La Coloc ou dans mes activités de formation. J’ai la chance d’être entouré. Mais appartenir à un groupe d’affaires et y prendre ma place comme membre, ça a quelque chose de particulier.

Une équipe, pas une force de vente

Évidemment, se retrouver en collectif ne veut pas dire devenir le commercial de chacun. Les recommandations restent libres et reposent sur la confiance.

On vient faire connaître son activité, comprendre celle des autres et voir comment on peut être utiles les uns aux autres. Une mise en relation, un conseil, une expérience à partager… Il y a plusieurs façons de contribuer.

Les décisions et le travail restent les nôtres. Mais on peut les aborder avec d’autres regards et un peu plus d’élan.

C’est cette force-là que j’ai envie de faire vivre autour de la table. Les affaires, oui. Avec le plaisir de retrouver une équipe, aussi. Et sans obligation de passer par la mêlée.

Franck Zordan

Animateur du club d’affaires Kilink à Pau